Cette histoire, on ne peut la souhaiter à personne, pas même à son pire ennemi. La souffrance de la maladie, le poids du secret, la haine, le vide, ma s'ur Audrey à tout vécu mais sans survivre. C'est pour éviter ces maux que j'aie décidé de publier son journal, ce côté qu'elle n'a jamais dévoilé et si bien caché. On a beau se sentir trahie lorsque l'on découvre le secret si bien préservé qu'elle n'a osé nous le raconter. Pour les proches, c'est un manque de confiance mais pour Audrey c'était une forme de respect envers nous comme elle l'écrit assez souvent. Elle ne voulais pas nous amener à nous torturer mentalement. Elle a été forte : à tout endosser pendant si longtemps. J'aurais aimé l'aider à sortir de sa bulle, celle qu'elle aimait pour sa tranquillité, celle qui lui permettait aussi de rêver à autre chose et de se faire toute petite. A certain moments d'absence, je l'ai questionnée elle ne m'a jamais avoué ce mal qui la rongeait tant. Je n'ai pas insisté c'était son choix, je le respecte autant que j'aime ma s'ur Audrey.
A ma petite soeur, et à tous les autres .